Les êtres vivants qui ont la population la plus dense dans le monde sont les fourmis. Pour 700 millions de fourmis qui viennent au monde, il y a, chez l’homme, seulement 40 nouveau-nés. Il existe une multitude d’autres informations plus étonnantes les unes que les autres à découvrir sur ces créatures.
Les fourmis, un des groupes les plus socialisés parmi les insectes, vivent en sociétés extrêmement bien organisées, appelées “colonies”. Leur niveau d’organisation est tel que l’on peut sans contestation aucune parler de civilisation semblable à celles des humains.
Les fourmis prennent soin de leurs bébés, protègent et défendent leurs colonies tout comme elles produisent et stockent leur nourriture. Il y a des colonies spécialisées dans le “textile”, l’”agriculture” ou encore l’”élevage animal”. Ces animaux, grâce à leur réseau de communication de pointe, sont d’une telle supériorité qu’ils ne peuvent être comparés à aucun autre groupe en matière d’organisation sociale et de spécialisation.
De nos jours, les plus grands chercheurs s’acharnent jour et nuit à penser les systèmes sociaux et à trouver des solutions durables aux problèmes socio-économiques. Malgré tous ces efforts, aucun idéal socio-économique n’a été atteint. Dans les sociétés humaines, les systèmes sociaux ont toujours été basés sur la compétition et les intérêts individuels, si bien qu’un parfait ordre social n’a jamais été possible. Les fourmis, en revanche, ont perpétué un système social idéal depuis des millions d’années, et ce, jusqu’à nos jours.
Comment donc ces minuscules créatures peuvent-elles former un tel ordre? Cette question mérite réponse.
Les évolutionnistes, qui ont essayé d’y répondre, déclarent que les fourmis existent depuis 80 millions d’années et viennent de Tiphiidae qui est un genre archaïque de guêpes, qu’elles ont commencé à se socialiser soudainement il y a 40 millions d’années de leur propre initiative, et qu’elles constituent le plus haut niveau de l’évolution des insectes. En aucun cas, ils n’expliquent dans leur démarche les causes et le processus de développement de cette socialisation. Nous savons que le mécanisme de base de l’évolution exige des êtres vivants concernés de lutter l’un contre l’autre pour assurer leur survie. Chaque genre et chaque individu de ce genre pourraient ne penser qu’à lui-même et à sa propre progéniture (pourquoi et comment il a commencé à se soucier de sa progéniture est une autre impasse de la théorie de l’évolution, que nous laissons en suspens pour le moment). Comment ce type de “loi de l’évolution” peut-il former un système social basé sur le sacrifice de soi?
Les questions qui nécessiteraient une réponse ne se limitent pas à celles-ci. Comment ces créatures, dont la masse totale des cellules nerveuses d’un million d’entre elles ne pèsent qu’une vingtaine de grammes, ont-elles pu décider de se socialiser “juste comme cela”? Comment auraient-elles établi ensemble ces règles de socialisation après en avoir adopté la décision? Si nous acceptons le fait qu’elles pourraient avoir procédé ainsi, chacune d’elle obéirait-elle à ce nouveau système sans exception? Cet ordre social avancé aurait-il été mis en place par ces colonies composées de millions de membres après avoir éliminé toutes ces éventualités?
Comment un “système de castes” a-t-il pu émerger en évitant toute révolte? Il faut d’abord répondre à la question suivante: comment la différence entre la reine et l’ouvrière s’est-elle développée? Sur ce point, les évolutionnistes diront qu’un groupe parmi les ouvrières a abandonné le travail pour développer une physiologie différente des fourmis ouvrières en subissant des variations génétiques sur une très longue période temporelle. Nous heurtons alors à la question de savoir comment les “futures reines” ont été nourries pendant cette période de transformation, sachant qu’elles ne recherchent pas elles-mêmes leur nourriture mais sont nourries par les ouvrières. Si quelques ouvrières s’étaient autoproclamées futures reines, comment et pourquoi les autres auraient-elles accepté cette hiérarchie? En outre, pourquoi auraient-elles consenti à nourrir cette reine sachant que la “lutte pour la vie”, nécessaire à l’évolution, exige qu’elles ne pensent qu’à elles-mêmes?
Rappelons que tous les insectes passent la majorité de leur temps dans la quête d’une nourriture qu’ils trouvent et mangent. Ensuite, dès qu’ils sont de nouveau affamés, ils repartent à la recherche d’encore plus de nourriture. Tout cela en bravant toutes sortes de dangers. Si nous tolérons l’évolution, nous devons accepter aussi le fait que les fourmis ont du vivre “individuellement” pendant un certain temps, puis, un jour, il y aurait de cela des millions d’années, elles ont décidé de se socialiser. La question suivante surgit alors: comment ont-elles “décidé” de “former” cet ordre social sans aucune communication commune entre elles? Si, en effet, on se réfère encore à la théorie de l’évolution, la communication est une conséquence de la socialisation. Le mystère demeure: comment la mutation génétique exigée pour cette socialisation a-t-elle pu se développer sans qu’aucune explication scientifique ne puisse l’éclaircir à ce jour?
Ces nombreuses interrogations nous ramènent au point suivant: prétendre que les fourmis ont commencé un jour à se “socialiser”, il y a quelques millions d’années, n’a aucune base logique. La seule explication possible étant que l’ordre social, dont nous étudierons les détails dans les chapitres de ce livre, a été créé avec les fourmis et ce système ingénieux n’a guère varié depuis la première colonie de fourmis apparue sur terre jusqu’à nos jours.
Concernant les abeilles qui ont un ordre social semblable à celui des fourmis, Dieu affirme dans le Coran que cet ordre leur a été “révélé”:
[Et voilà] ce que ton Seigneur révéla aux abeilles: "Prenez des demeures dans les montagnes, les arbres, et les treillages que [les hommes] font. Puis mangez de toute espèce de fruits, et suivez les sentiers de votre Seigneur, rendus faciles pour vous." De leur ventre, sort une liqueur, aux couleurs variées, dans laquelle il y a une guérison pour les gens. Il y a vraiment là une preuve pour des gens qui réfléchissent. (Sourate an-Nahl: 68-69)
Ces versets transmettent le message que tout ce que les abeilles à miel font est gouverné par une “révélation” que Dieu leur a faite. Par conséquent, toutes les “habitations”, c’est-à-dire les ruches – et par extension l’ordre social parfait qui y règne – ainsi que tout le travail exécuté pour fabriquer le miel, n’ont été possibles que par l’inspiration de Dieu.
Si nous observons les fourmis, nous constatons que les choses ne sont pas différentes pour elles non plus. Dieu leur a aussi inspiré un ordre social auquel elles se conforment absolument. C’est la raison pour laquelle chaque groupe de fourmi exécute le travail qui lui est assigné avec une application parfaite.
Telle est la loi de la nature. Il n’y a aucun “combat de survie” aléatoire, de pure coïncidence comme le prétend l’évolution. Il n’y en a jamais eu! Au contraire, toutes les créatures vivantes mangent une nourriture spécifique et exécutent les tâches que Dieu leur a assignées parce que comme cela est mentionné dans le Coran, “… il n’y a pas d’être vivant qu’Il (Allah) ne tienne par son toupet…” (Sourate Hud: 56) et “… c’est Allah qui est le Grand Pourvoyeur…” (Sourate ad-Dariyat: 58).
VIE SOCIALE
Dans l’introduction, nous avons mentionné que les fourmis vivent en colonies et qu’une parfaite division du travail règne parmi elles. Lorsque nous examinons de plus près leurs systèmes, nous remarquons que leur structure sociale est très intéressante. Leur capacité à se sacrifier est si nette qu’elle attirera notre attention.
Beaucoup de scientifiques n’ont pas été capables, malgré des années de recherche sur les fourmis, de clarifier le sujet de leur comportement social. Caryle P. Haskins, Ph. D., le président de l’Institut Carnegie à Washington a déclaré:
Après 60 années d’observation et de recherche, je m’émerveille encore devant le niveau de sophistication du comportement social des fourmis… Les fourmis sont pour nous un beau modèle de référence dans l’étude du comportement animal.1
Certaines colonies de fourmis sont si étendues, en termes de population et de superficie, qu’il est impossible d’expliquer comment elles peuvent former un ordre parfait sur une région si vaste. Par conséquent, il est difficile de ne pas rejoindre le Dr Haskins dans son admiration.
Nous pouvons citer comme exemple de ces immenses colonies les Formica yessensis, une espèce de fourmi qui vit sur la côte Ishikari de Hokkaido, au Japon. Cette colonie occupe 45.000 nids communiquant sur une région de 2,7 kilomètres carrés. Elle est composée d’approximativement 1.080.000 reines et 306.000.000 ouvrières et a été nommée la “super colonie” par les chercheurs.2 Il a été découvert que tous les outils de production ainsi que la nourriture sont échangés à travers la colonie selon un code ordonné.
Il est très difficile d’expliquer comment les fourmis ont maintenu cet ordre sans problème, en égard à la vaste région dans laquelle elles vivent. Nous ne devons pas oublier la quantité considérable de forces de sécurité nécessaires pour faire appliquer la loi et maintenir l’ordre social, même dans un pays civilisé avec une faible densité de population. Il est également nécessaire de recourir à un personnel administratif chargé de diriger ces unités. Malgré tout, cela ne suffit pas toujours à maintenir l’ordre exigé.
Dans les colonies de fourmis, nul besoin de police, de gendarmerie ou de gardes de sécurité ne se fait sentir. Si le seul devoir des reines, considérées comme les chefs des colonies, est de maintenir l’espèce, les fourmis n’ont pas réellement de chef ou de gouvernant. Il n’y a aucune réelle hiérarchie basée sur une chaîne de commande parmi elles. Qu’est-ce qui consolide et maintient alors leur ordre social?
Nous trouverons des réponses à cette question, et à d’autres du même genre, dans les prochains chapitres.
Le système de castes
Chaque colonie sans exception se conforme strictement à un système de castes, qui divise la colonie en trois parties majeures.
Les membres de la première caste sont la reine et les mâles qui rendent la reproduction possible. Plusieurs reines peuvent coexister dans une colonie. Celles-ci sont censées accomplir la tâche de la reproduction et accroître le nombre d’individus qui forment la colonie. Leur corps est plus grand que celui des autres fourmis. Les mâles, eux, ont pour rôle de féconder la reine et meurent presque immédiatement après le vol nuptial.
Les membres de la deuxième caste sont les soldats. Ils ont pour devoirs de veiller sur la colonie, de trouver un nouvel environnement pour éventuellement s’y installer et y chasser.
La troisième caste comprend les fourmis ouvrières. Toutes les ouvrières sont des femelles stériles chargées de prendre soin de la reine et de ses bébés, de les nettoyer et de les nourrir. D’autres travaux sont aussi sous leur responsabilité, comme construire de nouveaux couloirs et de nouvelles galeries pour les nids, les nettoyer en permanence et chercher de la nourriture.
Les ouvrières et les soldats forment à leur tour des sous-groupes: esclaves, voleurs, nourrices, gardes et butineuses. Chaque groupe a une tâche spécifique. Pendant qu’un groupe se concentre sur la lutte contre l’ennemi ou sur la chasse, un autre groupe construit des nids, et un autre encore s’occupe de l’entretien de la fourmilière.
Chaque fourmi dans ces colonies fait sa part de travail. Aucune d’elles ne se préoccupe de son statut, ni de la nature du travail qu’elle exécute. Elle fait scrupuleusement ce qu’exige la continuité de la colonie.
Quand nous nous efforçons de comprendre comment ce système a pu se développer, nous ne pouvons éviter la vérité de la création.
Expliquons-en les raisons: là où il règne un ordre parfait, la seule conclusion à laquelle nous sommes amenés est que celui-ci est le résultat d’une réflexion et d’une organisation. Prenons la discipline dans l’armée. Ce sont les officiers commandants qui établissent cet ordre. Il serait illogique de supposer que tous les individus formant cette armée sont venus de leur propre initiative, se sont organisés puis groupés hiérarchiquement et qu’ils agissent conformément à cette hiérarchie volontairement. Dans les faits, les officiers qui ont établi cet ordre doivent continuellement inspecter et contrôler l’organisation afin qu’il n’y ait aucun problème. Les fourmis ont ainsi une discipline très semblable à celle de l’armée. Ce qui mérite l’attention c’est qu’il n’y a aucun “officier” ou administrateur de l’organisation apparent. Les différents systèmes de castes présents dans la colonie mènent parfaitement leurs travaux sans nécessité d’un “pouvoir central” qui les surveillerait.
La seule explication plausible est donc que la volonté centrale en question est “invisible”. Cette inspiration, évoquée dans le Coran par la formulation “[Et voilà] ce que ton Seigneur révéla aux abeilles” (Sourate an-Nahl: 68), est ce pouvoir invisible.
Cette volonté a accompli de telles organisations que les gens tombent sous l’effet de la crainte ou de l’admiration quand ils essaient de l’analyser. On a souvent ressenti de la crainte mêlée à de l’émerveillement. Ces deux sentiments s’expriment sous diverses formes, chez les chercheurs aussi. Les évolutionnistes qui définissent ce système parfait comme le résultat de coïncidences sont incapables d’expliquer ce comportement sacrificatoire qui figure au cœur de ce système. Un article écrit sur ce sujet dans Bilim ve Teknik, l’un des magazines évolutionnistes turcs, souligne cette incapacité une fois de plus:
Le problème est de savoir pourquoi les êtres vivants s’aident mutuellement. D’après la théorie de Darwin, chaque créature vivante lutte pour sa propre survie et se reproduit. Étant donné qu’aider les autres diminuerait la probabilité de survie de cette espèce vivante, cette attitude aurait fini par être éliminée dans le chemin vers l’évolution. Il a néanmoins toujours été observé que les existences vivantes peuvent être prêtes au sacrifice.
Une forme classique d’explication de ce sacrifice est que les colonies composées d’individus prêts à se sacrifier pour le groupe ou l’espèce seront plus prospères pendant l’évolution que celles qui sont composées d’individus égoïstes. Cependant, le point qui reste obscur dans cette théorie est de savoir comment les sociétés qui sont aptes à se sacrifier peuvent maintenir cette caractéristique. Un individu égoïste qui peut infiltrer une telle société devrait être capable de transmettre ses caractéristiques égoïstes aux générations qui suivent, puisqu’il ne va pas se sacrifier. Un autre point demeure vague: si l’évolution se produisait à ce niveau des sociétés, quelle serait la sphère touchée? Serait-ce la famille, l’espèce, le genre ou la classe? Et s’il y avait une évolution à plus d’un niveau simultanément, quel sera le résultat quand des intérêts seront en conflit?3
Comme nous pouvons le voir, il n’est pas possible d’expliquer le sens de sacrifice parmi les êtres vivants et les systèmes sociaux par la théorie de l’évolution, qui suppose que ces créatures vivantes ont vu le jour par hasard.
Les fourmis peuvent-elles être des portiers?
Quand nous analysons les détails du système de colonies, nous sentons le pouvoir de la volonté invisible qui a établi et qui gouverne ce système de façon plus concrète. Jetons maintenant un coup d’œil à ces détails.
Les nids des fourmis sont reliés à l’extérieur par un petit trou juste assez grand pour laisser passer l’une d’entre elles. Le passage vers l’extérieur ne se fait jamais sans “autorisation”. Un nombre limité de fourmis dans la colonie ont le rôle de “portier”.
Ces “portiers” sont des barrières vivantes dont les têtes ont une forme appropriée au barrage de l’entrée du nid. En outre, la couleur et la forme de leurs têtes se confondent avec l’environnement proche. Le portier passe des heures assis à l’entrée et autorise le passage aux seuls occupants du même nid.4
Évidemment les faits que la tête du portier est conforme à l’entrée du trou, que sa couleur et sa forme se fondent dans l’environnement et qu’il ne laisse passer aucun inconnu ne peuvent pas émaner de sa propre volonté. Il y a certainement une “intelligence” qui a conçu le corps de la fourmi sous cette forme et qui lui inspire le travail qu’elle exécute. Affirmer que la fourmi peut appliquer ce genre de tâche de son propre chef, et ce sans lassitude, ne serait pas judicieux.
Réfléchissons un instant: pourquoi une fourmi déciderait-elle de devenir portier? Si elle avait le choix, pourquoi opterait-elle pour un travail aussi fastidieux et contraignant? Elle choisirait plutôt la mission la plus confortable et la plus agréable. Ce “choix” virtuel n’est en réalité que la détermination de Dieu qui pousse le portier à exécuter ses devoirs en toute obéissance. Le Créateur des fourmis a conçu une vie parfaitement organisée au sein de la fourmilière dans le but de montrer le côté miraculeux de Sa création et a confié des devoirs particuliers à la colonie qui se conforme au système qu’Il a créé.
Selon la logique de la théorie de l’évolution, les fourmis devraient se développer et essayer d’entrer dans une caste où elles pourraient vivre beaucoup plus confortablement. Pourtant, les portiers ne font aucun effort dans ce sens. Au contraire, ils exécutent parfaitement les travaux qui leur sont inspirés, et ce tout au long de leur vie.
Les fourmis expertes
L’organisation, la spécialisation dans différents domaines et la communication dans le monde des fourmis sont presque aussi efficaces que celles des êtres humains. Cela est tellement vrai qu’aujourd’hui ces derniers modèlent leurs systèmes sur l’organisation harmonieuse des fourmis. L’extrait ci-dessous illustre ce point:
Aujourd’hui, les experts en informatique essaient de reproduire dans les laboratoires les comportements collectifs des fourmis et de les appliquer aux robots. Au lieu de programmes très avancés, ils conçoivent des robots qui coopèrent entre eux sur la base de “simples” éléments d’information. Dans ces études, le principe de base est le même. Au lieu de former un robot très sophistiqué, l’objectif est de développer un groupe de robots qui sont moins “intelligents” mais qui exécuteront les tâches les plus “complexes”, exactement ce que font les fourmis au sein de leur colonie… Ces robots ne seront pas très avancés du point de vue “intelligence” quand on les prendra individuellement, mais ils accompliront la division du travail avec, pour motivation, l’action collective. Cela sera possible parce qu’ils auront la capacité d’échanger les informations les plus simples entre eux. La vie et la coopération dans les colonies ont aussi influencé la NASA… L’organisation projette d’envoyer plusieurs “robots-fourmis” sur la planète Mars au lieu d’un unique robot élaboré. Ainsi, même si quelques-uns sont détruits, les membres survivant de l’équipe seront capables de compléter leurs tâches.5
Examinons maintenant un exemple surprenant du monde des “fourmis expertes”.
Comment le fait de vivre dans un groupe
influence-t-il les fourmis?
L’exemple le plus évident de coopération parmi les fourmis réside dans le comportement d’une espèce de fourmi ouvrière bien particulière appelée Lasius emarginatus. Les individus de cette espèce possèdent des interactions intéressantes. L’activité de celles qui travaillent la terre se poursuit par groupe de quatre même quand elles sont séparées du groupe. Cependant, quand elles rencontrent un obstacle tel que du verre ou une pierre qui les empêche de voir les unes les autres, la cadence de leur travail ralentit.
Un autre exemple est illustré par les “fourmis de feu” qui, séparées de leurs groupes par une barrière relativement mince, n’hésitent pas à percer l’obstacle pour rejoindre les autres membres de leur colonie.
Beaucoup de variations s’opèrent également sur le comportement des fourmis selon le nombre d’individus dans le groupe. Lorsque celui-ci augmente dans le nid, il est observé que l’activité de chacun des individus augmente proportionnellement. Quand les fourmis ouvrières ne forment qu’un seul groupe, elles s’unissent, se calment et dépensent moins d’énergie. Il a d’ailleurs été démontré que, lorsqu’il y a augmentation de la population dans certaines fourmilières, la quantité d’oxygène qui y est dépensée diminue.
Tous ces exemples nous montrent que les fourmis ne peuvent pas survivre individuellement. Ces minuscules créatures ont été créées avec des caractéristiques qui leur permettent de vivre uniquement en groupes ou en colonies. Cela nous prouve combien les affirmations des évolutionnistes sont loin de la réalité quant au processus de socialisation des fourmis. Il leur aurait été impossible de vivre seules au début quand elles ont été créées et de se socialiser ensuite pour former des colonies. Il serait impensable que l’une d’entre elles puisse affronter seule un tel environnement. Cela induirait qu’elle se reproduise, construise un nid pour elle-même et sa larve, nourrisse tant sa famille qu’elle-même, devienne portier, soldat et ouvrière, prenne soin de la larve… Ces travaux, qui nécessitent une division considérable de travaux ne peuvent être exigés d’une ou même de quelques fourmis. En outre, il est impossible de penser qu’elles aient pu œuvrer vers leur socialisation tout en exécutant ces tâches ingrates.
Ce que l’on peut déduire de tout cela se résume comme suit: les fourmis sont des créatures qui ont vécu selon un système social organisé et en groupes structurés depuis le jour où elles ont été créées. C’est l’une des preuves qu’au moment où elles sont entrées dans l’existence, elles possédaient déjà toutes leurs caractéristiques intactes et donc que Dieu les a créées ainsi.
Un quartier général modèle
Reprenons l’exemple de l’armée. Imaginez que vous êtes arrivés à un quartier général de l’armée, immensément grand, dans lequel règne un ordre parfait. Vous ne pourriez y entrer, car les gardiens ne laissent passer aucune personne inconnue. Le bâtiment est protégé par un système de sécurité très sophistiqué.
Imaginons un instant que vous trouviez un accès qui vous permette d’y entrer. Vous serez captivés en voyant les multiples activités exécutées par des milliers de soldats de façon systématique et strictement ordonnée. Recherchant le secret de cet ordre, vous remarquerez que le bâtiment a été parfaitement conçu et adapté aux activités de ses occupants. Il y a des départements spécifiques à chaque travail et ceux-ci sont conçus de telle sorte que les soldats puissent y travailler le plus aisément possible. Les bâtiments ont des sous-sols, mais le département qui a besoin de l’énergie du Soleil est localisé selon un angle où il peut obtenir le maximum de lumière. Les départements qui doivent être en contact permanent sont construits très près les uns des autres afin que leur accès soit facilité. Les entrepôts où sont stockés les surplus de nourriture sont dans un département séparé. Ce sont généralement des locations plus vastes et accessibles avec en leur centre un grand espace où tout le monde peut se rassembler.
Les caractéristiques du quartier général ne se limitent pas à cela. Le bâtiment est uniformément chauffé. Malgré son immensité, sa température reste constante toute la journée grâce à un système de chauffage central extrêmement sophistiqué. De plus, l’isolement externe du bâtiment doit rester optimal par tous les temps.
Si la question du “comment et par qui ce type de quartier général a été conçu” était posée, beaucoup diraient que le projet a été mené par une équipe professionnelle et qu’il est de haute technologie. Il ne pourrait être construit que par des personnes de très haut niveau culturel, intellectuel et d’un grand esprit de logique.
Cependant, c’est bel et bien le nid d’une fourmi.
La construction d’un tel type de quartier général nécessite la collecte d’une multitude d’informations qui prendrait une longue partie de la vie humaine. Pourtant la fourmi qui sort de l’œuf connaît sa fonction à l’instant même où elle voit le jour et commence à travailler sans perdre un instant. Ce qui démontre bien que les fourmis possèdent ces informations avant qu’elles ne naissent. Elles leur ont été inspirées au moment de leur création par Dieu, le Tout-Puissant.
1. Système de défense aérien: Lorsque les oiseaux, ennemis les plus redoutés des fourmis, s’approchent du nid, certains combattants tournent leurs ventres vers l’extérieur du nid et projettent de l’acide en direction des oiseaux.
2. Serre: Les œufs de la reine "mûrissent" dans cette pièce orientée vers le sud. Il y règne une température constante de 38°C.
3. Entrée principale et entrées latérales: Ces entrées sont gardées par les fourmis portières. En période de danger, elles bloquent les portes à l’aide de leurs têtes plates. Lorsque d’autres occupants du nid souhaitent entrer, ils frappent sur la tête des portiers avec leurs antennes selon un rythme déterminé et ces derniers les laissent passer. S'ils venaient à oublier ce rythme, les portiers les tueraient sur le champ.
4. Chambres prêtes: Si les fourmis trouvent un ancien nid dans lequel elles envisagent de s’installer, elles utilisent les chambres qui ont gardé une forme fonctionnelle. Elles gagnent ainsi un temps non négligeable en les incluant dans leur nouvelle structure.
5. Cimetières de stockage: Les fourmis entreposent les écorces de grains non consommées et les corps des fourmis mortes dans ces pièces.
6. Chambre des gardiens: Les fourmis-soldats qui logent ici sont en état d’alerte permanente. À la moindre sensation de danger, elles passent à l’action.
7. Isolation extérieure: Leur système d’isolation, fait de branchages et de brindilles, constitue une protection efficace contre la chaleur, le froid et la pluie. Les ouvrières vérifient constamment l’état de l’isolation.
8. Chambre d’allaitement: Les fourmis nourrices produisent un doux liquide dans leurs abdomens qui sera utilisé par les fourmis en croissance.
9. Dépôt de viande: Les insectes, mouches, criquets et autres ennemis des fourmis sont stockés dans ce dépôt après avoir été tués.
10. Dépôt de grain: Les fourmis meunières transforment de gros morceaux de grains en petites particules qui leur serviront de nourriture en hiver.
11. Garderie pour larves: Les fourmis nourrices utilisent leur salive qui possède des propriétés antibiotiques pour protéger les bébés fourmis contre la maladie.
12. Pièce hibernale: Certaines fourmis hibernent de novembre à mai. Dès qu’elles sortent de l’hibernation, elles s’affairent à nettoyer cette pièce avant toute autre chose.
13. Département de chauffage central: Un mélange de morceaux de feuilles et de brindilles dégage une certaine chaleur en se décomposant. Ce phénomène augmente la température du nid d’environ 20 à 30 degrés.
14. Pièce de couvée: Les œufs de la reine mère sont stockés dans cette chambre au fur et à mesure qu’ils sont pondus. À un temps voulu, ils sont retirés de cette chambre pour rejoindre la serre.
15. Pièce royale: C’est ici que la reine pond ses œufs. Ses assistants qui la nourrissent en permanence et nettoient la chambre y séjournent avec elle.6
Organisation individuelle chez les fourmis
Il n’y a aucun chef, organisateur ou programmeur dans le monde des fourmis. Le point le plus important est qu’il n’existe aucune hiérarchie comme nous l’avons mentionné auparavant. Les devoirs les plus complexes de cette société sont exécutés sans hésitation grâce à un sens de l’organisation individuelle particulièrement avancé.
Considérons l’exemple suivant: quand des pénuries de nourriture se produisent dans la colonie, les fourmis ouvrières se transforment immédiatement en fourmis “nourricières” et se mettent à nourrir les autres avec des particules de nourriture qu’elles gardent en réserve. Lorsqu’il y a de nouveau un surplus de nourriture dans la colonie, elles reprennent leur qualité d’ouvrière.
Le sacrifice de soi affiché ici est vraiment d’un niveau avancé. Alors que les êtres humains n’ont guère réussi à éradiquer la faim dans le monde, les fourmis ont trouvé une solution pratique à ce problème: tout partager, même leur nourriture. Cela est certes un grand exemple de sacrifice. Donner sans hésitation à son prochain tout ce qu’elle possède y compris sa nourriture, afin d’assurer la survie de la colonie, est un des nombreux exemples du sacrifice dans le monde de la nature que la théorie de l’évolution ne peut réussir à expliquer.
Il n’existe aucun problème de surpeuplement chez les fourmis, alors qu’au même moment les grandes métropoles deviennent invivables à cause de l’immigration, du manque d’infrastructure, de la mauvaise répartition des ressources et du chômage. Les fourmis gèrent efficacement leurs villes souterraines, avec une population de 50 millions d’individus de façon ordonnée, sans qu’il n’y ait un manque quelconque. Chacune d’entre elles opère immédiatement des changements pour s’adapter à l’environnement. Pour qu’un tel phénomène soit possible, les fourmis ont dû être programmées physiquement et psychologiquement.
Pour qu’un système si élaboré ait pu se mettre en place, la volonté d’une intelligence supérieure leur a nécessairement donné l’inspiration pour l’exécution de leur travail. Dans le cas contraire, il s’ensuivrait un énorme chaos en lieu et place de l’ordre observé. Cette volonté supérieure n’est autre que celle de Dieu qui possède tout, qui est tout-puissant, qui dirige les espèces vivantes et leur ordonne par inspiration.
Le fait que les fourmis œuvrent perpétuellement de façon complètement désintéressée prouve qu’elles agissent sous l’inspiration d’un “directeur.” Le verset ci-dessous confirme cela:
Je place ma confiance en Allah, mon Seigneur et le vôtre. Il n’y a pas d’être vivant qu’Il ne tienne par son toupet. Mon Seigneur, certes, est sur un droit chemin. (Sourate Hud: 56)
LA COMMUNICATION DANS LA SOCIÉTE
Dans le Coran, Dieu mentionne le performant “système de communication” des fourmis en parlant des armées du Prophète Soulayman. Voici le verset:
Quand ils arrivèrent à la vallée des fourmis, une fourmi dit: "Ô fourmis, entrez dans vos demeures, (de peur) que Salomon et ses armées ne vous écrasent (sous leurs pieds) sans s’en rendre compte!" (Sourate an-Naml: 18)
La recherche scientifique faite sur les fourmis ce siècle dernier a montré que leur réseau de communication est incroyable. Un article publié dans le National Geographic a développé ce point:
Énorme et minuscule à la fois, une fourmi possède dans sa tête de multiples organes sensoriels capables de capter des signaux chimiques visuels, indispensables aux colonies qui peuvent contenir un million ou plus d’ouvriers, dont la majorité sont des femelles. Le cerveau contient un demi million de cellules nerveuses; les yeux sont de composition complexe; les antennes font office de nez et de doigts. Des projections en dessous de la bouche ont la fonction du goût; les poils répondent au toucher.7
Même si nous ne le remarquons pas, les fourmis ont une méthode de communication assez différente grâce à leurs organes sensibles. Elles les emploient en toutes circonstances, de la recherche de proies à la construction de leurs nids, en passant par le combat ou le fait de se suivre les unes les autres. Les fourmis qui possèdent 500 mille cellules nerveuses compressées dans un corps de 2 ou 3 millimètres ont un système de communication étonnant. Ce qui doit nous interpeller ici, c’est que le demi million de cellules nerveuses et le système de communication complexe mentionnés ci-dessus appartiennent à une fourmi qui correspond en masse au millionième d’un être humain.
Dans les recherches faites au sujet des êtres sociaux tels que les fourmis, les abeilles et les termites qui vivent en colonies, on observe que les réactions de ces animaux dans le processus de communication s’inscrivent selon plusieurs catégories principales: l’alarme, le recrutement, les soins, l’échange de liquide oral et anal, l’effet de groupe, la reconnaissance mutuelle, la détermination de la caste…8
Les fourmis constituent une structure sociale ordonnée construite sur différentes réactions. Elles mènent une vie basée sur l’échange d’information et n’éprouvent aucune difficulté dans l’accomplissement de cette tâche. Nous pourrions dire que les fourmis, avec leur système de communication impressionnant, sont à cent pour cent efficaces dans des domaines où les humains se montrent parfois incompétents par manque de dialogue (par exemple: se rencontrer, partager, nettoyer, se défendre, etc.).
Échange d’information entre groupes de fourmis
Dans un premier temps, des fourmis éclaireuses vont à une source de nourriture nouvellement découverte. Ensuite, elles en appellent d’autres à l’aide d’un liquide sécrété dans des glandes appelées phéromones(*). Lorsqu’un trop grand nombre d’individus s’agglutinent autour de la nourriture, cette sécrétion de phéromones indique à nouveau une limite à ne pas dépasser. S’il s’avère que le morceau de nourriture est très petit ou difficilement accessible, les éclaireuses essaient d’ajuster le nombre de fourmis en quête de nourriture en émettant des signaux. En revanche, si une quantité intéressante est découverte, les fourmis essaient de laisser plus de traces, afin que plus de fourmis du nid viennent à leur aide. Quoi qu’il en soit, aucun problème ne survient ni au niveau de la consommation ni au niveau du transport de la nourriture vers le nid. Nous avons ici un parfait exemple de “travail d’équipe”.
Un autre exemple concerne les fourmis butineuses qui émigrent d’un nid à un autre. Elles passent de l’un à l’autre, nouvellement découvert, en laissant systématiquement une trace. Les autres ouvrières examinent le nouveau nid et, si elles en sont satisfaites, déposent de nouveau leur propre phéromone (trace chimique) sur l’ancienne trace. C’est ainsi que les fourmis qui naviguent entre les deux nids augmentent en nombre et préparent plus efficacement le nouveau nid. Au cours de cette mission, les ouvrières ne restent pas inactives. Elles mettent en place l’organisation et la division du travail entre elles. Les principales tâches partagées entre ces fourmis qui détectent les nouveaux nids sont les suivantes:
1. Jouer le rôle de rassembleurs dans la nouvelle région.
2. Venir dans la nouvelle région et monter la garde.
3. Suivre les gardes afin de recevoir les instructions relatives au rassemblement.
4. Établir une étude détaillée de la région.
Nous devons, bien entendu, nous rendre à l’évidence que ce parfait plan d’action résulte d’un conditionnement des fourmis depuis le premier jour de leur existence. La division du travail exigée par un tel plan n’a, en effet, pas pu être mise en place par des individus qui seraient arrivistes et intéressés. La question suivante nous vient alors immédiatement à l’esprit: “Qui leur inspire ce plan depuis des millions d’années et en assure la réussite?” De toute évidence une intelligence supérieure et un immense pouvoir ont été nécessaires à l’élaboration du système de communication exigé par ce plan d’action. La vérité est simple: Dieu, le Créateur de tout être vivant et Possesseur d’une sagesse infinie, nous met en évidence Sa puissance et Sa souveraineté à travers ce monde fantastique des fourmis.
Les moyens de communication chimiques
Toutes les catégories de communication développées ci-dessus peuvent être regroupées sous le même titre de “signaux chimiques”. Ils jouent un rôle des plus importants dans l’organisation des colonies. Le terme sémiochimique est le nom généralement donné aux substances que les fourmis utilisent pour établir leur communication. Fondamentalement, il y a deux genres de sémiochimiques: les phéromones et les allomones.
L’allomone est utilisée pour la communication entre espèces différentes. La phéromone, comme cela a été expliqué auparavant, est un signal chimique utilisé principalement au sein d’une même espèce. Quand elle est sécrétée par une fourmi, elle peut être perçue par une autre comme une odeur. Cette substance est produite dans les glandes endocrines. Quand une fourmi sécrète ce fluide comme un signal, les autres obtiennent le message par une odeur ou par un goût et y répondent. Les recherches effectuées sur les phéromones de la fourmi ont révélé que tous les signaux sont sécrétés selon les besoins de la colonie. La concentration de phéromone sécrétée varie en fonction des situations.9
Comme on peut le voir, une connaissance approfondie de la chimie est nécessaire pour diriger les tâches exécutées par les fourmis. Nous, êtres humains, ne sommes capables de reproduire les substances chimiques similaires à celles des fourmis qu’au prix de longues expériences dans des laboratoires, et ce après des années d’études dans le domaine. Les fourmis, quant à elles, peuvent les sécréter à tout moment au moindre besoin, et cela dès leur naissance. Elles savent, en outre, exactement comment réagir selon chaque signal.
Le fait qu’elles identifient parfaitement les substances chimiques dès leur naissance prouve l’existence d’un “Instructeur” qui leur a enseigné la chimie au moment où elles naissent. Déclarer le contraire voudrait dire que les fourmis ont appris la chimie après leur naissance et qu’elles ont procédé de façon expérimentale, ce qui serait une atteinte à la raison. Les fourmis maîtrisent cette science sans l’avoir étudiée. Nous ne pouvons sérieusement avancer qu’une fourmi ou toute autre créature vivante a été leur “professeur”.
Aucun insecte, aucune créature vivante – y compris les êtres humains – n’a la capacité d’apprendre à des fourmis comment fabriquer des substances chimiques et les utiliser dans leur communication. S’il y a eu un enseignement avant la naissance, la seule puissance capable d’accomplir cette œuvre est celle de Dieu, Créateur de toute chose vivante et “Seigneur (Éducateur)” des cieux et de la terre.
Beaucoup de gens ne connaissent même pas la signification de la “phéromone”, que les fourmis sécrètent pourtant continuellement dans leurs vies quotidiennes. Toujours est-il que chaque nouveau-né évolue dans un parfait système de communication social grâce à ces substances chimiques. Ce système est une des preuves explicites quant à l’existence de Dieu…
Les glandes endocrines
Fondamentalement, il existe quelques glandes endocrines où les réactions chimiques complexes que nous avons évoquées plus loin prennent place. Ce sont les sécrétions produites dans six glandes endocrines qui permettent la communication entre les fourmis. Cependant, ces hormones n’affichent pas les mêmes caractéristiques chez chaque espèce de fourmi. Chaque glande a une fonction spécifique pour chacune des espèces. Observons de plus près ces différentes glandes:
Les glandes de Dufour: Les hormones produites dans ces glandes sont utilisées pour déclencher une alarme et se rassembler en cas d’attaque.
Le sac à venin: Une production massive d’acide formique a lieu dans le sac à venin, lieu où est produit le venin utilisé pendant l’attaque et la défense. On trouve le meilleur exemple de cette hormone dans la fourmi de feu, dont le venin peut paralyser des petits animaux et blesser des êtres humains.
Dans une forêt habitée par des fourmis qui produisent de l’acide formique, les chercheurs ont trouvé la présence de cet acide en quantité inexpliquée. Toutes les thèses exposées sont restées sans fondement. Finalement, les scientifiques en ont conclu que seules ces fourmis formicines pouvaient être responsables de cette quantité d’acide trouvée dans l’atmosphère, au-dessus de la forêt amazonienne et autres habitats riches de ces insectes. Il est estimé, très rudement, que ces fourmis formicines peuvent produire 1012 grammes d’acide formique par an. Ces micro-créatures sont capables de produire de l’acide formique à une échelle qui peut influencer l’atmosphère de la région sans que cela ne leur cause aucun tort; ce qui embarrasse les chercheurs.10
Les glandes pygidiales: Trois espèces différentes de fourmis utilisent les sécrétions produites par ces glandes comme système d’alarme. La fourmi moissonneuse du grand désert transmet cette hormone sous forme d’une odeur forte et active comme une alarme de panique; et le Pheidole biconstricta, espèce de fourmi qui habite en Amérique du sud, utilise la sécrétion de ces glandes comme arme chimique.
Les glandes sternales: Les sécrétions sont utilisées pendant les migrations de la colonie, pendant la traque des proies et le rassemblement des “soldats”. La fonction la plus originale de cette sécrétion est la lubrification de la septième région abdominale de la fourmi, qu’elle doit tourner fréquemment pour faire jaillir son venin. La rotation de son corps devient alors plus facile. Sans cette glande, usine microscopique de production de lubrifiants, le système de défense de la fourmi serait inefficace.
Pourtant, il ne l’est pas, car le concept est sans faille: la manière dont une fourmi minuscule fait tourner son corps pour vaporiser du venin a été préétablie, de même qu’a été prédéterminée l’utilisation judicieuse du lubrifiant pour en réduire la tension et permettre ainsi la rotation du corps.
Les glandes métapleurales: Il a été démontré que les sécrétions de ces glandes sont des antiseptiques qui protègent la surface du corps de la fourmi et le nid lui-même contre différents micro-organismes. L’acide phénylacétique est un antibiotique actif, qui notamment se trouve chez les Attas, que chaque fourmi possède à tout moment à raison de 1,4 microgramme en moyenne. L’ouvrière produit régulièrement de petites quantités de ce mélange qui lui sert d’antiseptique. Quand elle est faite prisonnière par les fourmis ennemies, elle décharge de grandes quantités de sécrétions de la glande métapleurale, qui agit comme un puissant repoussant.11
N’oublions jamais qu’une fourmi ne sait pas comment se protéger des microbes, dont elle ne peut soupçonner l’existence. Néanmoins, son corps produit l’arme contre ses ennemis sans qu’elle ne le réalise vraiment. Le fait qu’il existe 1,4 microgramme d’une hormone antiseptique dans le corps de la fourmi est un détail qui a été démontré avec la plus grande précision. Dieu qui a créé la fourmi est Celui qui comble les besoins de tous les êtres vivants dans le plus grand détail et qui est en effet plein de grâce.
Comme cela a été démontré, toutes les glandes endocrines mentionnées dans ce chapitre sont des unités qui ont des fonctions vitales pour les fourmis. Un manque ou une déficience de l’une d’elles influerait négativement leur vie sociale et physique. Il leur serait alors impossible de survivre.
Cette démonstration démolit absolument la théorie de l’évolution, car celle-ci défend l’idée que les espèces vivantes se sont développées par étapes et ont débuté sous forme primitive. Elles auraient évolué progressivement suite à une série de coïncidences salutaires; ce qui revient à dire que les fourmis, aux stades antérieurs, n’avaient pas toutes les caractéristiques physiologiques qu’elles ont aujourd’hui mais qu’elles les auraient acquises tardivement. Cependant, toutes les sécrétions des fourmis que nous avons citées sont vitales, puisqu’elles ne pourraient survivre sans.
La conclusion de tout cela est que les fourmis ont été créées dès l’origine avec ces glandes endocrines et leurs fonctions vitales. Elles n’ont pas attendu le développement des glandes endocrines nécessaires pendant des centaines de milliers d’années pour développer leur système de défense et de communication. S’il en avait été ainsi, les fourmis n’auraient jamais survécu. La seule explication est que les premières espèces de fourmi avaient la même forme complète et parfaite que celles que l’on connaît aujourd’hui. Un système aussi parfait ne peut être que l’œuvre d’art d’un concepteur intelligent. Aujourd’hui, il y a de nombreuses sociétés de fourmis avec une population évaluée à des billions, c’est Dieu, le Tout-Puissant qui les a créées d’un seul coup.
La carte d’identité des fourmis: l’odeur de la colonie
Nous avions mentionné précédemment que les fourmis peuvent se reconnaître mutuellement, distinguer leurs parents et amis de la même colonie, alors que l’homme est incapable de les distinguer lorsqu’il lui arrive d’en croiser. Les zoologistes enquêtent encore sur ce phénomène. Comment donc ces créatures totalement semblables peuvent-elles se reconnaître entre elles?
Une fourmi peut facilement détecter si une autre fourmi appartient à son nid ou pas. Si une intruse entre dans le nid, elle verra son corps balayé par les antennes d’une ouvrière, qui détectera immédiatement à son odeur qu’elle est étrangère. Si elle l’est, l’intruse sera attaquée avec une extrême violence, neutralisée par les mandibules des fourmis soldats avant d’être piquée ou arrosée d’acide formique, de citronnelle ou de quelque autre substance toxique. Si la visiteuse est un membre de la même espèce mais d’une colonie différente, elles la perçoivent immédiatement. Dans ce cas, l’invité qui certes est accepté dans le nid se verra attribué moins de nourriture jusqu’à ce qu’il acquière l’odeur de la colonie.12
Comment l’odeur de la colonie est-elle obtenue?
La source de l’odeur qui permet de reconnaître le parent n’a, à ce jour, pas été identifiée avec certitude. Cependant, selon les recherches les plus avancées, les fourmis utiliseraient des hydrocarbures dans le processus odorant de reconnaissance mutuelle.
Les expériences entreprises ont montré que les fourmis d’une même espèce, mais de colonies différentes, s’identifient grâce aux nuances d’hydrocarbure. Une expérience intéressante a été menée pour comprendre cela. En premier lieu, certaines ouvrières d’une colonie ont été nettoyées avec des solvants qui contenaient des extraits d’ouvrières de colonies étrangères mais de même espèce. Il a été observé que les ouvrières de la même colonie ont réagi agressivement, alors que les ouvrières de l’autre espèce ont réagi de façon neutre ou avec une légère agressivité face à celles nettoyées avec des extraits de membres de leur colonie.13
L’odeur de la colonie a-t-elle évolué ?
Il y a un point très important concernant l’odeur de la colonie: comment les mécanismes de l’évolution défendent-ils le fait que les fourmis ou membres d’autres colonies d’insectes (abeilles, termites, etc.) reconnaissent leurs amis grâce à leurs phéromones exclusives?
Les gens qui persistent à défendre la théorie de l’évolution prétendent que les phéromones sont le résultat d’une sélection naturelle (conservation des changements bénéfiques qui se produisent chez les êtres vivants et élimination des changements malfaisants). Cela est pourtant hors de question pour toute espèce d’insectes, y compris les fourmis. Un exemple des plus frappants sur ce point est l’abeille. Quand elle pique son ennemi, elle produit de la phéromone pour notifier l’existence d’un danger aux autres abeilles et meurt aussitôt après. Ce qui veut dire que cette phéromone est produite seulement une fois. Il devient alors impossible pour un tel “changement salutaire” d’être transféré aux générations suivantes et propagé par sélection naturelle. Cette explication indique qu’il est impossible que les communications chimiques entre les espèces d’insectes qui fonctionnent par système de castes puissent avoir évolué par la méthode de sélection naturelle. Cette caractéristique réfute complètement la théorie de sélection naturelle, et démontre une fois de plus que celui qui a établi le réseau de communications parmi elles est Dieu qui les a créées intégralement la première fois.
L’appel des fourmis
Les fourmis ont un degré de dévouement très poussé. Grâce à cette caractéristique innée, elles invitent toujours leurs semblables à chaque découverte de nourriture et la partagent avec elles.
Dans de telles situations, la fourmi découvrant une source de nourriture dirige les autres vers celle-ci. La méthode utilisée est la suivante: la première fourmi butineuse qui découvre cette source de nourriture prélève sa part et s’en retourne à son nid. Sur le chemin du retour, elle traîne régulièrement son ventre sur le sol à intervalles courts pour y déposer un signal chimique. Son invitation ne se limite pas à cela. Elle tourne, en effet, autour de la fourmilière pendant un bref laps de temps, reproduisant ce mouvement entre 3 à 16 fois. Ce mouvement de rotation autour de la fourmilière garantit le contact avec les autres membres de son nid et lorsqu’elle souhaite retourner à la source de nourriture, tous ses compagnons veulent la suivre. Or seul l’un d’eux qui se trouve au contact d’antenne le plus proche peut l’accompagner. Quand l’éclaireuse atteint le point de nourriture, elle revient sans tarder à la fourmilière pour attribuer aux autres leur part. Elle reste en contact permanent avec les ouvrières grâce à des signaux sensoriels continus et à l’hormone de phéromone présente à la surface de leurs corps.
Les fourmis sont capables d’atteindre leur but en suivant la piste qui les mènera à la nourriture, même quand elles ne sont pas accompagnées de guide et cela grâce aux traces laissées par les fourmis butineuses qui viennent au nid en faisant la “danse du rock”.
Une autre particularité intéressante chez les fourmis est la production de nombreux composants chimiques utilisés dans le processus d’invitation, chacun ayant un rôle spécifique. Nous ne savons pas pourquoi tant de composants sont nécessaires pour pouvoir accéder à la nourriture, mais on peut dire que cette diversité de substances prouve l’existence de différentes pistes. Les fourmis transmettent également des signaux différents pour envoyer des messages. L’intensité de chaque signal diffère. Ainsi l’augmentent-elles quand la colonie est vraiment affamée ou quand la création de nouvelles régions du nid est nécessaire.
Cette solidarité qui règne parmi elles relève d’un comportement de grande valeur et constitue un exemple pour les hommes. Comparés aux êtres humains qui violent sans aucune hésitation les droits des autres individus pour leurs propres intérêts, les fourmis, par leur capacité à se sacrifier, se montrent beaucoup plus éthiques.
Une fois de plus la théorie de l’évolution ne permet pas d’expliquer le comportement totalement désintéressé des fourmis, puisqu’elle suppose que la seule règle qui existe dans la nature est la lutte pour la survie et le conflit qui en découle. Toujours est-il que les caractéristiques comportementales des fourmis et de beaucoup d’autres espèces animales réfutent cela et montrent la réalité du sacrifice.
Le rôle du toucher dans la communication chimique
Les fourmis se touchent mutuellement les antennes pour maintenir l’organisation au sein de la colonie, ce qui prouve qu’il existe un véritable “langage de l’antenne”.
Les signaux que ces antennes émettent par le toucher sont utilisés pour plusieurs objectifs dont le début d’un repas, les invitations et réunions sociales où les membres du nid doivent s’identifier.
Prenons l’exemple des fourmis d’une espèce ouvrière d’Afrique qui ont l’habitude de se toucher les antennes quand elles se rencontrent: une “antenne qui se secoue” exprime alors un salut et une invitation au nid.
Cet aspect du comportement est plus frappant chez une espèce de fourmi appelée Hypoponera. Lorsque deux ouvrières se rencontrent, la fourmi engageante incline sa tête de 90 degrés et donne des petits coups d’antenne sur les surfaces supérieures et inférieures de la tête de sa compagne. Souvent, la fourmi sollicitée répond de façon identique.14
Quand les fourmis touchent le corps des membres de leur nid, l’objectif n’est pas de donner une information mais plutôt d’en recevoir en analysant les substances chimiques sécrétées. Pour ce faire, une fourmi balaie très légèrement mais énergiquement le corps de sa consœur avec son antenne. S’approchant d’elle, elle a pour objectif de porter le signal chimique au plus près.
L’exemple le plus frappant qui pourrait être exposé pour illustrer cette communication tactile est l’échange d’un aliment liquide venant de la gorge d’une fourmi vers celle d’une autre. Un test a été effectué à ce sujet, où certaines parties du corps des fourmis des espèces Myrmica et Formica ont été stimulées par des poils humains et étaient donc enclines à régurgiter. La fourmi la plus sensible à cette expérience était celle qui venait d’achever un repas. Elle cherchait une consœur avec qui partager ce qu’elle avait avalé. Les chercheurs ont noté que d’autres insectes et parasites se nourrissent en pratiquant de telles méthodes. La seule chose que l’insecte doit faire pour attirer l’attention de la fourmi est d’effleurer son corps avec son antenne et sa jambe de devant. La fourmi touchée partage son repas, même si la créature qui est entrée en contact avec elle est d’un type différent.15
La capacité que possède une fourmi à comprendre ce que l’autre veut par un court toucher d’antenne prouve qu’elles “parlent” entre elles. La façon dont la langue de l’antenne a été apprise par les fourmis mérite réflexion. Ont-elles été formées pour cela? Si nous parlons en terme de formation, nous devons parler aussi de l’existence d’une toute-puissance supérieure qui la dispense. Étant donné qu’une fourmi ne peut fournir une telle formation, cette toute-puissance est une prérogative que Dieu, par inspiration, enseigne aux fourmis.
La pratique comportementale du partage parmi les fourmis est un phénomène de dévouement que la théorie de l’évolution ne peut expliquer. Quelques évolutionnistes, adeptes du principe “les grands poissons avalent les plus petits”, unique règle de vie en ce monde, sont obligés de le remettre en question face à ce dévouement mis en évidence par les fourmis. Dans une colonie de fourmis, au lieu que la “grande” se développe en mangeant la plus “petite”, elle entreprend plutôt de nourrir celle-ci et de la faire grandir. Elles sont toutes prêtes à accepter la nourriture qu’on leur propose – c’est la “provision” – et à partager, par ailleurs, le surplus avec d’autres membres de la colonie.
Une fois de plus, ces exemples nous montrent que les fourmis forment une société d’êtres vivants, soumis à la volonté du Créateur, qui agissent sous Son inspiration. Il serait incorrect de les considérer comme des organismes totalement inconscients, car elles possèdent une conscience qui reflète la volonté de leur Créateur. Dieu attire, en effet, notre attention dans le Coran à ce sujet en nous apprenant que tout être vivant fait partie d’une communauté et est soumis à un ordre divin vivant en harmonie avec son inspiration.
Nulle bête marchant sur terre, nul oiseau volant de ses ailes, qui ne soit comme vous en communauté. Nous n’avons rien omis d’écrire dans le Livre. Puis, c’est vers leur Seigneur qu’ils seront ramenés. (Sourate al-Anam: 38)
La communication acoustique
La communication acoustique est une autre méthode utilisée fréquemment par les fourmis. Deux formes de production sonore ont été identifiées: le son du corps qui frappe contre la couche inférieure et la stridulation qui consiste à frotter certaines parties du corps l’une contre l’autre pour produire un “chant”.16
On trouve généralement le signal sonore produit en frappant le corps dans les colonies qui occupent des nids en bois. Par exemple les fourmis charpentières communiquent par “battement de tambour” qu’elles utilisent lorsqu’un quelconque danger menace leurs nids. Le danger peut être soit un son qui les trouble, soit une sensation de toucher ou un soudain courant d’air. La fourmi batteuse frappe alors l’intrus avec ses mandibules tout en balançant son corps de long en large. Notons que les signaux peuvent traverser facilement les parois du nid à raison de quelques dizaines de centimètres, voire plus.17 Les charpentiers européens envoient des vibrations aux membres de leur nid à une distance de plus ou moins 20 centimètres en tapotant avec leurs mentons et leurs ventres sur la boiserie des pièces et des couloirs. Considérons ici que 20 centimètres pour une fourmi correspondraient à 60-70 mètres pour un être humain.
Certes, les fourmis ne captent pas les vibrations transmises à travers l’air, mais elles demeurent très sensibles aux vibrations transmises à travers la matière. C’est un système d’alarme très efficace. Quand elles reçoivent ce type de signaux, elles accélèrent leur allure, se déplacent vers l’endroit d’où provient la vibration et attaquent tout être vivant en mouvement à cet endroit.
Le fait que tous les membres de la colonie obéissent à cet appel est un signe de parfaite organisation sociale. On ne peut qu’admettre que, même pour une petite société humaine, répondre à un signal d’alarme collectivement, de façon synchronisée, et sans anarchie, est une chose très difficile ne pouvant être obtenue qu’après un entraînement rigoureux. Les fourmis sont capables de faire ce qui leur est ordonné sans perdre de temps, et ainsi de mener leurs vies sans faillir à la discipline, ne serait-ce qu’un instant.
La production des “chants” est un système plus complexe que celui du “battement de tambour”. Le son produit est créé en frottant certaines parties du corps l’une contre l’autre. Si vous tendez votre oreille près d’une fourmilière de moissonneuses, vous pourrez entendre un cri strident permanent.
Trois rôles majeurs de la stridulation ont été déterminés dans plusieurs espèces:
1. La communication acoustique des fourmis coupeuses de feuilles sert de système d’alarme souterrain. Il est employé habituellement quand une partie de la colonie se trouve enterrée suite à un effondrement du nid. Les ouvrières commencent à se déplacer et procéder à l’évacuation grâce aux signaux sonores reçus.
2. Les cris stridents sont utilisés chez certaines espèces pendant l’accouplement des reines. Lorsque les jeunes reines se sont rassemblées pour l’accouplement et qu’elles ont obtenu suffisamment de sperme, elles produisent des cris pour échapper aux essaims de mâles qui les poursuivent.
3. Dans d’autres espèces, le son est utilisé pour renforcer l’efficacité des phéromones produites pendant le rassemblement des membres d’un nid, pour trouver de la nourriture ou un nouveau site.18
Quelquefois, dans certaines espèces, les chercheuses de nourriture produisent des signaux afin d’informer les autres fourmis quand elles trouvent une proie. . Le rassemblement des ouvrières ne nécessite alors que quelques minutes. Ces caractéristiques sont très avantageuses pour les espèces de fourmis..
Pour l’œil qui veut bien voir…
Avec ces différentes méthodes de communication, les fourmis peuvent être comparées à des hommes qui pourraient parler plusieurs langues étrangères. Elles sont capables de communiquer entre elles avec trois ou quatre langues différentes, de mener leurs vies de la manière la plus simple et de gérer leurs colonies avec des populations de centaines, de milliers, voire quelquefois de millions d’individus sans aucune confusion.
Même si nous avons décrit les détails précis de ce système de communication, ils ne constituent que quelques caractéristiques miraculeuses du monde animal. En analysant des hommes ou d’autres êtres vivants (constitués d’une seule ou de multiples cellules), nous découvrons des caractéristiques différentes les unes des autres avec, pour chaque espèce, un miracle séparé et individuel qui a sa propre place dans l’ordre écologique.
Pour celui qui a un œil capable de remarquer tous ces miracles, et un cœur qui peut les saisir, l’exemple des fourmis et de leur microscopique, mais extraordinaire système de communication lui suffira à reconnaître le pouvoir, la connaissance et la sagesse infinis de Dieu qui est le Possesseur Seul et le Souverain de toute chose vivante. Dans le Coran, Dieu cite ceux qui n’ont pas cette capacité et qui ne peuvent apprécier Sa puissance:
Que ne voyagent-ils sur la terre afin d’avoir des cœurs pour comprendre, et des oreilles pour entendre? Car ce ne sont pas les yeux qui s’aveuglent, mais, ce sont les cœurs dans les poitrines qui s’aveuglent. (Sourate al-Hajj: 46)
jeudi 4 février 2010
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire