La majeure partie des colonies de fourmis est composée de fourmis femelles, les mâles ayant une durée de vie bien plus courte. Leur seule fonction est de s’accoupler avec une jeune reine dès qu’ils sont matures. Ils meurent aussitôt après l’accouplement. Toutes les fourmis ouvrières sont des femelles. Les communautés de fourmis sont, en fait, un monde de mères et de filles. Elles forment une société harmonieuse peu soucieuse de leur nombre. Dans les colonies de fourmis, il est possible de retrouver chaque étape de la vie d’une société. Liées à leurs colonies par un grand esprit de sacrifice, leur vie n’est pas basée sur l’individualisme. Formant un seul corps, toutes les fourmis ont pour but de préserver la colonie et n’hésitent pas à se donner la mort, s’il en va de sa survie. Le meilleur exemple pour illustrer cela est ce qui arrive aux fourmis mâles après le vol nuptial.
Mourir pour la survie de l’espèce
L’accouplement des fourmis ressemble fortement à une cérémonie. La plupart d’entre elles s’accouplent en vol. Les mâles arrivent en premier et attendent la jeune reine. Quand une femelle atterrit (la femelle a aussi des ailes avant de s’accoupler), 5 à 6 fourmis mâles se précipitent autour de la reine. Quand elle a obtenu assez de sperme, elle émet une vibration caractéristique. Le mâle comprend que cela signifie que la femelle est prête à se détacher. Très peu de temps après, la fourmi mâle meurt.78
Ce type de sacrifice est en fait très difficile à expliquer. La fourmi mâle qui accepte le vol nuptial – qui se terminera par sa mort – pour la survie de son espèce fait montre d’un comportement qui ne peut être expliqué par la théorie de l’évolution. Selon la logique fondamentale de cette théorie, chaque être vivant ne se préoccupe, en effet, que de sa propre survie. Or, les fourmis mâles fécondent les fourmis femelles depuis des millions d’années, en sachant que leur fin est une mort inévitable.
La seule vérité qui peut expliquer ce sacrifice est que la fourmi mâle agit sous l’inspiration de son Créateur. Il est autrement impossible qu’une créature censée traverser le processus de sélection naturelle puisse adopter une telle attitude de sacrifice et la préserver depuis des millions d’années. Selon les principes de base de la théorie de l’évolution, les fourmis mâles devraient fuir ce “vol de la mort” d’une manière ou d’une autre, ce qui signifierait la fin de l’espèce de fourmis. Actuellement, des milliers d’espèces de fourmis se perpétuent encore, et vivent sur terre dans des colonies qui se comptent par centaines de milliers. Pas une seule fourmi mâle n’a jamais fuit ce vol qui se solde par sa propre mort.
Après le vol nuptial
Après l’accouplement, la fourmi femelle cherche un nid convenable. Quand elle en trouve un, elle y entre et rapidement retire ses ailes. Elle interdit ensuite l’entrée du nid et y séjourne seule sans nourriture pendant plusieurs semaines, pondant ses œufs (pendant ce temps, elle se nourrit de ses ailes). Elle commence par nourrir les premières larves de sa propre salive. Cet effort est difficile et lui demande une certaine endurance, mais par la suite, la reine sera nourrie par les membres de sa colonie.
La nourriture étant limitée, le premier essaim est peu développé. Il fournira les premières ouvrières de la colonie qui prendront soin des futurs essaims, tout en renouvelant de la même façon les prochains sacrifices. La nouvelle génération de fourmis qui grandit sous leurs soins exceptionnels sera plus grande car mieux nourrie.
Les premiers fondateurs de la banque de sperme
Comme nous l’avons mentionné auparavant, les fourmis mâles ne vivent pas très longtemps. Elles meurent quelques heures à deux jours après le vol nuptial. Il est très intéressant de constater que chaque mâle qui effectue le vol nuptial, vers la mort, a laissé du sperme pour donner naissance à sa progéniture quelques années après sa mort. Comment cette semence est-elle conservée et comment est-elle capable de produire de nouvelles fourmis en fécondant les œufs? Les fourmis ont-elles développé une technologie pour créer une banque de sperme?
Chaque reine a, en effet, une banque de sperme interne. Après l’éjaculation du mâle, la reine l’entrepose dans un sac ovale localisé près de la pointe de son abdomen. Dans cet organe, appelé la “spermathèque”, les spermatozoïdes sont physiologiquement désactivés, et ils peuvent rester en suspens pendant des années. Quand enfin la reine les laisse atteindre son appareil reproducteur placé en arrière, un par un ou en petits groupes, ils retrouvent alors leur agilité et sont prêts à féconder l’œuf qui passe sous les ovaires.79 Cela veut dire que la banque de sperme que nous, humains, connaissons seulement depuis les 25 dernières années et qui nécessite une haute technologie est en usage chez les fourmis depuis la nuit des temps.
Ce mécanisme, dont les êtres humains n’avaient même pas idée il y a encore 50 ans, est donc utilisé par les fourmis depuis des millions d’années. Puisque les fourmis n’ont pu mener des expériences en laboratoire et découvrir ce mécanisme par étapes, comme c’est le cas pour les humains, elles ont dû en bénéficier dès leur existence. Si on prétend le contraire, il faudra alors répondre aux questions suivantes:
1. Quand les fourmis sont arrivées au monde, les mâles ne mourraient-ils pas après le vol nuptial? Si ce n’était pas le cas, pourquoi meurent-ils maintenant? Pensaient-ils que leur mort s’intègre dans le processus de survie de l’espèce?
2. Puisque les fourmis mâles meurent directement après le vol nuptial, les espèces de fourmis n’auraient-elles pas déjà disparu si elles ne procédaient pas à un stockage du sperme nécessaire à la survie de leur espèce?
3. Si la banque de sperme existe effectivement depuis le début de leur existence, qui donc a équipé leurs corps de ce mécanisme?
Ceux qui n’acceptent pas la création suprême par le Créateur doivent impérativement apporter des réponses à ces questions. Des milliers de questions pourraient être formulées au sujet de la survie de l’espèce de la fourmi et chaque point soulevé par ces questions nous conduit à la conclusion de la création et révèle l’incohérence des thèses évolutionnistes.
Le sacrifice des ouvrières
Les œufs pondus par la reine sont entreposés dans des chambres où vivent les plus jeunes fourmis, à qui l’on réserve des soins particuliers. Si la température et l’humidité dépassent un seuil qui peut porter atteinte à la progéniture, alors les ouvrières transportent les œufs et les jeunes fourmis dans un endroit plus sûr. En journée, elles gardent les œufs dans une zone proche de la surface pour bénéficier de la chaleur et les emmènent plus en profondeur en soirée ou lorsqu’il pleut. Les ouvrières essaient ainsi, d’une part, de protéger les œufs et les jeunes fourmis avec le plus grand soin et, d’autre part, de leur garantir un certain confort. Lorsqu’ il fait chaud, quelques-unes d’entre elles sortent les larves autour du nid pour les refroidir et d’autres couvrent les murs du nid avec les cocons abandonnés pour prévenir l’humidité; d’autres encore cherchent de la nourriture. Une fourmi promènera les larves autour du nid pour les refroidir, pendant qu’une autre en isolera le mur avec les cocons pour ajuster la température, ce qui est une technique d’isolation très moderne. On ne doit pas oublier que cet être, à qui nous attribuons ces gestes attentionnés et bienveillants, n’a aucune aptitude à la réflexion. Peu soucieuse de savoir comment une technologie aussi avancée a pu naître, la science ne sera jamais capable d’expliquer les raisons de ce sacrifice affiché par ce minuscule insecte. En outre, ce sacrifice est en contradiction totale avec les principes les plus fondamentaux de la théorie de l’évolution.
Tous ces exemples montrent que ces êtres vivants se comportent ainsi sous l’inspiration de Dieu et qu’ils obéissent à ces lois. Ce secret est expliqué dans le Coran comme suit:
Et c’est devant Allah que se prosterne tout être vivant dans les cieux, et sur la terre; ainsi que les Anges qui ne s’enflent pas d’orgueil. Ils craignent leur Seigneur, au-dessus d’eux, et font ce qui leur est commandé. (Sourate an-Nahl: 49-50)
Le trésor des fourmis
Toutes les activités des fourmis de la colonie sont centrées sur la reine et ses œufs. Elles veillent attentivement sur leur reine qui assure la reproduction des colonies, les besoins étant satisfaits par les ouvrières. La tâche principale d’une ouvrière est de servir la reine et d’en assurer la survie et celle de ses bébés.
Les œufs de la fourmi constituent le trésor le plus précieux de la colonie. La première chose que les fourmis font quand elles se sentent en danger est de mettre leurs larves à l’abri. Comme les larves peuvent mourir en deux heures au contact de l’air extérieur sec, les ouvrières essaient de maintenir l’air humide dans les sections où vivent les larves. Elles ont développé, à cet effet, plusieurs techniques. Elles construisent d’abord leurs nids de façon à garder l’humidité de l’air et de la terre dans des limites tolérables. Par ailleurs, les fourmis à qui incombent la tâche de prendre soin des bébés déplacent régulièrement la couvée aux différents niveaux du système dense des chambres. Elles essaient de trouver l’environnement le plus convenable pour les petits, dont les besoins varient selon leur âge. Par exemple, alors que les œufs et les larves ont besoin d’un environnement humide, les nymphes doivent impérativement être maintenues au sec. Les ouvrières continuent à travailler 24 heures sur 24 sans repos pour accomplir ces tâches.80
Les ouvrières de la colonie sont entièrement dévouées à l’élevage des œufs que leur reine pond en permanence. Elles ne pondent pas ces œufs elles-mêmes. Elles prennent d’ailleurs beaucoup de risques en acceptant cette mission, car l’humidité exigée pour les œufs et les larves favorise le développement de bactéries et de moisissures qui représentent un danger potentiel pour leur santé.
Comment les ouvrières se protègent-elles dans un tel environnement propice aux infections? Dieu, qui a créé les fourmis avec leurs systèmes magnifiques, les a pourvues de glandes métapleurales. Situées dans le thorax des fourmis adultes, elles sécrètent des substances qui tuent les bactéries et les moisissures de façon continue. C’est pourquoi, avec cette défense naturelle les colonies de fourmis sont rarement frappées par des infections.81
Le darwinisme peut-il expliquer le sacrifice?
Charles Darwin, l’initiateur de la théorie de l’évolution, a suggéré que la motivation de base du processus de l’évolution était de rester vivant. Selon lui, quand les individus d’une espèce augmentent leurs chances de survie, cela favorise leur descendance. L’espèce prolifère et elle se propage plus encore. L’évolution, par conséquent, supposerait un instinct de conservation, et non de sacrifice.82
Certes la découverte de tant d’exemples incroyables de dévouement montrés par les fourmis a eu des retombées fracassantes sur la théorie de Darwin. Il était très difficile pour les partisans de cette théorie de fournir une explication concernant de telles caractéristiques des espèces découvertes du vivant de Darwin. En fait, il a lui-même affirmé dans son livre appelé L’origine des espèces:
Beaucoup d’instincts sont si merveilleux que leur étude paraîtra aux yeux du lecteur d’une complexité suffisante pour renverser l’ensemble de ma théorie. Je peux d’ores et déjà avancer que l’origine des pouvoirs mentaux ainsi que la question de la vie même me dépassent.83
Après une telle confession, l’hypothèse qu’il a exposée pour essayer de sauver sa théorie est assaillie par de multiples complications. Pour tenter d’expliquer cette situation incohérente, Darwin avance que la sélection naturelle ne s’est pas faite au niveau individuel, mais au niveau d’un groupe au sein d’autres groupes.
Cependant, cela n’en reste pas moins une déclaration impossible à prouver, car elle ne représente qu’une tentative pour sauver sa théorie sans prendre en considération les observations et les découvertes. Les évolutionnistes apparus après Darwin n’ont jamais pu expliquer les exemples de sacrifice chez les animaux.
La théorie de l’évolution est incapable d’expliquer les exemples de sacrifice des fourmis, des termites, des abeilles et d’autres insectes sociaux. Une seule raison pourrait expliquer qu’un être vivant puisse mettre sa propre sécurité et son propre confort en péril pour l’intérêt général du groupe: l’ordre social du groupe a été déterminé par un Concepteur qui a assigné des tâches différentes pour chaque membre du groupe qui se conforme à cette répartition des tâches et, si nécessaire, s’y sacrifie. Ce qui prime est la survie de l’ordre du groupe, et si le sacrifice se révèle nécessaire, il est accompli, non pas par la volonté des insectes qui eux, n’ont pas de conscience ni de jugement, mais par la Volonté qui les dirige.
CHASSE ET NUTRITION
Chaque espèce vivante utilise des méthodes différentes pour satisfaire ses besoins en nourriture. Dans ce chapitre, nous allons nous pencher sur les méthodes utilisées par les fourmis en quête de nourriture. Toutes les tactiques utilisées par cette petite créature pour obtenir sa nourriture montre, comme dans les chapitres antérieurs, la grandeur, la magnificence et le pouvoir de Dieu, le “Propriétaire suprême de l’intelligence” qui les a créées.
Comment est-ce qu’une “famille” avec une population qui se compte en centaines de milliers se nourrit-elle? La priorité pour la survie de la colonie est la résolution du problème de la subsistance, et chaque fourmi de la colonie a sa part de responsabilité dans la quête de la nourriture.
Comme elles le font pour chaque aspect de leur vie, les fourmis travaillent de façon systématique pour résoudre le problème de la nutrition. Les vieilles fourmis ouvrières sont envoyées à l’extérieur pour inspecter la terre autour du nid et trouver de la nourriture pour la colonie dont la population, rappelons-le, dépasse la centaine de milliers (quelquefois des millions) d’individus. Quand ces fourmis butineuses trouvent une source de nourriture, elles rassemblent suffisamment de membres du nid autour de ce lieu. Les fourmis résolvent ce problème d’approvisionnement en utilisant un très bon réseau de communication et grâce à une générosité qui leur interdit de dire: “Seulement moi”.
Des fourmis qui se nourrissent mutuellement
Lors de la recherche de nourriture, les fourmis d’espèces différentes essaient de ne pas emprunter les mêmes chemins. Chacune détermine une trajectoire personnelle pour arriver à la source de nourriture. Si l’une d’entre elles empiète sur le territoire d’une autre colonie par erreur, il s’ensuit une déclaration de guerre. Dans cette situation conflictuelle, les fourmis butineuses se précipitent immédiatement vers le nid et en obstruent l’entrée et tous les membres sans exception défendent leur colonie ensemble.
Comment les fourmis se nourrissent-elles pendant cette guerre, alors qu’elles n’ont aucune occasion pour se ravitailler?
C’est à ce moment qu’apparaît une caractéristique qui les distingue des autres êtres vivants. Pendant cette période de guerre, ne pouvant pas chercher de nourriture, tous les membres de la colonie se nourrissent de la nourriture entreposée par les jeunes ouvrières.
En fait, elles utilisent cette technique de partage tout au long de leur vie, et non pas occasionnellement. Les fourmis ne se contentent pas seulement du transport de gouttelettes liquides, mais elles se nourrissent de bouche à bouche. Une fois qu’une butineuse rentre au nid chargée de nourriture liquide, elle patiente un certain temps, balance sa tête d’un côté puis de l’autre jusqu’à ce qu’un membre du nid approche. Sinon, elle va directement à la rencontre d’autres fourmis et leur offre la gouttelette de nourriture en les maintenant entre ses mandibules largement ouvertes.84 Cet échange liquide, fait par régurgitation, assure une rapidité dans la distribution de la nourriture au sein de la colonie. C’est là un exemple assez impressionnant de partage. Les coquilles et les graines qui sont rapportées au nid sont consommées par l’ensemble des fourmis dont les besoins sont satisfaits sans aucun problème.
Devant un tel système, nous ne pouvons nier l’existence d’un Concepteur suprême. Il est évident qu’une telle série d’événements supposés aléatoires ne pourrait être la cause d’un système de stockage si complexe. Elle ne pourrait non plus suffire à expliquer un si grand sacrifice. Chaque fourmi vient au monde en connaissant ce système, ce qui signifie que la nécessité de partager la nourriture lui a été inculquée bien avant sa naissance et non après. Ce qui lui a été inspiré ne se limite pas au sens du sacrifice, c’est tout un mécanisme spécial mis en place pour mettre à disposition la nourriture qu’elle a conservée dans son corps. La structure de son corps a-t-elle été conçue pour rendre possible ce partage? Encore une fois, il serait simpliste de penser au “hasard” pour qualifier cet évènement. Parler de dévouement ou de sacrifice serait plus approprié. Comme nous l’avons fortement souligné précédemment, la théorie de l’évolution suppose l’existence d’une compétition rigoureuse et une lutte sans relâche pour la vie parmi tous les êtres vivants. Les exemples de dévouement qui caractérisent l’espèce des fourmis sont des actes plus difficiles à expliquer. Les fourmis qui vivent selon un code alimentaire basé sur le partage ne sont pas concernées par les méthodes avancées par cette théorie. Elles ne s’engagent pas dans une aléatoire bagarre pour la survie mais exécutent plutôt les tâches qui leur sont assignées (ou “qui leur sont révélées” d’après le Coran). Elles sont capables de transformer leurs colonies, qui comptent des centaines de milliers voire des millions de membres, en une vraie civilisation.
Dans le Coran, sourate an-Nahl, Dieu décrit la “révélation” qui conditionne les animaux afin qu’ils exécutent les tâches qu’Il leur a confiées:
[Et voilà] ce que ton Seigneur révéla aux abeilles: “Prenez des demeures dans les montagnes, les arbres, et les treillages que [les hommes] font. Puis mangez de toute espèce de fruits, et suivez les sentiers de votre Seigneur, rendus faciles pour vous.” De leur ventre, sort une liqueur, aux couleurs variées, dans laquelle il y a une guérison pour les gens. Il y a vraiment là une preuve pour des gens qui réfléchissent. (Sourate an-Nahl: 68-69)
Dans le Coran, bien entendu, les tâches assignées aux animaux à travers l’inspiration divine ne sont pas énumérées une par une. L’abeille est juste un exemple parmi d’autres. Néanmoins, si nous observons la fourmi, nous pouvons voir que ce petit être vivant qui exécute des tâches semblables à l’abeille, qui est au moins aussi généreuse, sociale et loyale, agit selon une semblable révélation.
Des techniques rationnelles dans le transport de la nourriture
Les 8.800 espèces de fourmis recherchent la nourriture dont elles ont besoin et la transportent dans leurs nids selon différentes méthodes. Parmi certaines espèces, les fourmis chassent et transportent leur nourriture individuellement. Chez d’autres, la chasse se fait en groupe de même que le transport et la protection de la nourriture. Si celle que la fourmi trouve a des dimensions convenables, la fourmi la transporte habituellement seule. En revanche, si la nourriture est trop volumineuse pour une seule fourmi ou si elle se présente sous forme de petits tas, alors les fourmis sécrètent une hormone toxique pour empêcher les autres d’entrer sur le territoire où se trouve la nourriture. Elles appelleront ensuite d’autres ouvrières, grandes et petites, pour la transporter.
La parfaite division du travail dans la vie des fourmis est, ici, bien mise en évidence. Les grandes fourmis découpent la nourriture et la protègent contre les étrangers, pendant que les plus petites se voient confier le transport des morceaux jusqu’au nid. Quand elles sont en groupe, la quantité de substance qu’elles peuvent transporter devient plus importante. Elles soulèvent alors la nourriture en utilisant une ou deux pattes. En même temps, elles peuvent maintenir leur nourriture dans leurs bouches et avec leurs mandibules. Elles appliquent en fait différentes techniques selon leurs positions et leurs directions. Celles qui sont en avant marchent à reculons en tirant la nourriture, tandis que celles qui sont en arrière poussent avec leur dos, et celles qui sont sur les côtés servent de support. Grâce à cette technique, il leur est possible de porter des poids très importants. Il a été observé que, travaillant à l’unisson, elles pouvaient transporter un poids 5.000 fois supérieur à celui que pourrait supporter une seule d’entre elles. Cent fourmis sont capables de déplacer au niveau du sol un grand ver à une vitesse de 0,4 centimètre par seconde.
Les fourmis et les traces odorantes
Communiquer en suivant les traces odorantes est une technique communément utilisée par les fourmis. Les exemples intéressants abondent sur ce sujet.
Une espèce de fourmis qui vit dans les déserts américains sécrète une odeur spéciale produite dans son sac à venin quand elle se rend compte que l’insecte mort qu’elle a trouvé est trop grand ou trop lourd à transporter. Les membres de son nid détectent l’odeur de très loin et se déplacent vers la proie. Une fois regroupés autour de la victime en nombre suffisant pour la transporter, ils l’emmènent vers le nid.
Quand les ouvrières des fourmis de feu quittent le nid pour trouver de la nourriture, elles suivent l’odeur pendant un certain laps de temps, puis elles se séparent et commencent à explorer le terrain séparément. Lorsqu’une fourmi de feu découvre une source de nourriture, elle retourne au nid à une allure très lente, en laissant traîner son corps entier à ras du sol. À intervalles fréquents, le dard est expulsé, et sa pointe laisse une trace légère à la surface du sol, tel un stylo utilisé pour noircir une mince ligne d’encre. Ainsi, elle laisse une piste qui mène à la source de nourriture derrière elle.85
Des fourmis qui servent de compas
Les fourmis chercheuses de nourriture accomplissent leur tâche d’une manière assez difficile à expliquer. Elles se rendent là où se trouve la nourriture en suivant une trajectoire ondulée, mais quand elles retournent au nid, elles suivent une ligne courte et droite. Comment des fourmis, qui peuvent voir seulement à quelques centimètres devant elles, peuvent-elles tracer une telle ligne droite?
Pour trouver une réponse à cette question, un chercheur appelé Richard Feynman a placé du sucre à l’entrée d’une canalisation. Comme prévu, une fourmi a découvert ce trésor. Elle s’en est aussitôt retournée au nid pour propager la bonne nouvelle. Feynman a suivi la trajectoire ondulée qu’elle emprunte et tracé ensuite les trajectoires respectives de chaque fourmi qu’il a suivi. Il s’est avéré que chacune des fourmis suivantes n’a pas suivi scrupuleusement la piste initiale mais s’est appliquée à l’améliorer jusqu’à ce qu’elle soit devenue rectiligne.
Plus tard, inspiré par Feynman, un informaticien, Alfred Bruckstein, a prouvé mathématiquement que ces fourmis qui se succèdent transforment une ligne ondulée en une ligne droite. La conclusion à laquelle il est arrivé était la même que celle de Feynman: après le passage d’un certain nombre de fourmis, la longueur de la trajectoire se rétrécit de quelques valeurs pour arriver à la distance la plus courte entre les deux points – à savoir, une ligne droite.86
Ce que nous venons de décrire exigerait de la part d’un être humain une grande habileté. Il aurait certainement besoin d’utiliser un compas, une montre et d’autres instruments pour évaluer les distances. Cela nécessiterait également des connaissances approfondies en mathématiques. Les fourmis, elles, se contentent du soleil comme guide. Le positionnement des branches et autres repères naturels font office de compas. Elles mémorisent leurs formes et déterminent l’itinéraire le plus court qui conduit à leur nid, bien qu’elles n’en aient jamais eu connaissance avant.
C’est très facile à dire mais très difficile à réaliser! Comment ces minuscules êtres vivants peuvent-ils effectuer de tels calculs alors qu’ils n’ont ni cerveau ni capacité de penser et de juger?
Imaginez que vous laissiez un homme dans une forêt qu’il ne connaît pas. Même s’il savait quelle direction suivre, il lui faudrait un certain temps pour trouver son chemin. Il se perdrait probablement. Dans sa progression, il devra regarder autour de lui avec soin et conjecturer sur le meilleur chemin à suivre. Contrairement à l’homme, les fourmis agissent comme si elles étaient programmées pour découvrir la trajectoire. Le soir, elles peuvent retrouver facilement la route qu’elles ont empruntée pour trouver la nourriture le matin, même si toutes les conditions ont changé.
La parfaite technique de la chasse
Certaines espèces de fourmi utilisent leurs dents pour manger des œufs d’araignée, des chenilles, des insectes et des termites. Beaucoup d’entre elles (par exemple Dacetine) sont spécialisées dans les insectes non ailés, vivant en groupes sous terre et dans des feuilles en décomposition. Ces insectes ont des extensions sous leurs corps en forme de fourchettes pliées. Quand ils se balancent et se lèvent, cet organe les propulse dans l’air comme un kangourou miniature. Les fourmis Dacetine utilisent leurs mandibules comme un piège pour les capturer et parer à cette manœuvre très efficace. Quand la fourmi chercheuse de nourriture détecte l’odeur d’un insecte avec ses antennes, elle se place en position d’attente, ouvrant ses mandibules à 180 degrés. Elle bloque les petites dents de sa mandibule en appuyant dessus avec son palais supérieur. Elle inspecte les alentours en avançant ses antennes et s’approche lentement de l’insecte. Quand ses antennes le touchent, elle comprend qu’il est à une distance suffisamment proche pour que ses dents puissent l’atteindre. Quand la fourmi abaisse son palais, la mandibule se ferme soudainement en claquant et l’insecte est coincé entre les dents comme empalé.87
Les fourmis susmentionnées ne manquent jamais leur proie: elles possèdent des mandibules avec les réflexes les plus rapides du monde. La vitesse du clignement de nos yeux est très lente comparée à la vitesse avec laquelle la fourmi mord sa proie. Alors qu’un battement de paupière prend environ un tiers de seconde, ces fourmis (Odontomachus bauri) sont capables de refermer leurs mandibules en un tiers de milliseconde (0,0003 s), ce qui est une vitesse 100 fois plus grande.88
Leurs mandibules mesurent approximativement 1,8 millimètre. Ses sections intérieures renferment un sac plein d’air rattaché à la trachée. Ce système assure un mouvement exceptionnellement rapide des dents qui permet aux mandibules d’agir comme un piège à souris miniature. Lors de la chasse, la mandibule est complètement ouverte et prête à se refermer n’importe quand. La vitesse de la morsure ralentit vers la fin du processus, pour protéger les dents, qui se pressent très fortement les unes contre les autres. Ce mouvement est ralenti par un système musculaire spéciale.89
Il est impossible qu’un tel mécanisme de chasse se soit développé à travers l’évolution, ce qui voudrait dire par pur hasard.
Dieu, qui est le Souverain sur toute la nature et l’univers entier, est le pouvoir qui a créé les fourmis avec toutes leurs caractéristiques miraculeuses et leurs modes de vie parfaits.
CONCLUSION
Nous vous avons donné dans ces pages de nombreux exemples des effets miraculeux du pouvoir créateur de Dieu sur l’une des plus petites espèces vivantes de Sa création. Nous en avons juste cité quelques exemples parce qu’il est possible d’en recenser des centaines de plus rien que dans l’univers des fourmis. Cependant, chacun des exemples cités doit faire l’objet d’une réflexion profonde.
Ne perdons pas de vue que des formes de vie existent partout dans le monde. Des organismes unicellulaires aux insectes, en passant par les animaux sauvages et les plantes, tous ont été créés avec une parfaite programmation, comme en sont dotées les fourmis.
Tous ces miracles de la création paraissent banals à l’être humain qui au cours de sa vie quotidienne les observe sans même les comprendre.
Avec ce livre, nous avons tenté d’éclairer les gens aveuglés par la société moderne. Notre objectif fut d’apporter la preuve de la puissance créatrice de Dieu à ceux qui l’ont oubliée, trop préoccupés par l’aspect matériel de la vie. Nous avons voulu donner à ceux qui ne réfléchissent pas sur l’existence de Dieu une nouvelle occasion pour se rapprocher de Lui. Pour parvenir à ces deux tâches très importantes, nous avons analysé dans ce texte certains miracles de la création, afin que Celui qui est à l’origine de tout cela puisse être connu et apprécié. Dieu explique la signification de tout ceci dans le seul guide vers le chemin de la vérité, le Coran:
Et la terre, Nous l’avons étendue et Nous y avons enfoncé fermement des montagnes et y avons fait pousser toutes sortes de magnifiques couples de [végétaux], à titre d’appel à la clairvoyance et un rappel pour tout serviteur repentant. (Sourate Qâf: 7-8)
Nous espérons que les lecteurs considéreront le message de ce livre comme un “appel à la clairvoyance et un rappel”. Par conséquent, plutôt que de se laisser submerger par les troubles d’une société qui a tourné le dos à Dieu et L’a oublié, le lecteur devrait réfléchir profondément sur l’existence et le pouvoir créateur de Dieu et réorganiser sa vie en fonction de cette vérité.
Dieu a créé toutes les choses pour que nous soyons avertis de Son existence. Ceux qui se détournent de Dieu, en dépit de cela, méritent une grande punition.
jeudi 4 février 2010
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